Une étude menée par des chercheuses de l'Université Laval et de l'Université TÉLUQ met en lumière l'importance multidimensionnelle de l'omble chevalier pour les communautés inuites du Nunavik. Publiée dans la revue Arctic Science, cette recherche illustre comment les perspectives autochtones peuvent orienter des décisions culturellement adaptées en matière de sécurité alimentaire.
L'équipe de recherche a mené des consultations en 2021 dans trois communautés de la baie d'Ungava (Kangiqsualujjuaq, Aupaluk et Kangirsuk). À travers entrevues, groupes de discussion et ateliers, les participants ont partagé leurs savoirs sur ce poisson qui constitue la deuxième espèce la plus consommée après le caribou.
Au-delà de sa valeur nutritionnelle, l'omble chevalier joue un rôle central dans le bien-être collectif et les rassemblements communautaires. La recherche souligne également l'adaptabilité des pratiques alimentaires inuites face aux changements climatiques.
Cette démarche collaborative exemplaire s'est échelonnée sur trois ans, avec plusieurs allers-retours auprès des communautés pour valider les résultats. Les données recueillies appartiennent aux communautés participantes, assurant leur accessibilité à long terme.